«Nous allons sans plus attendre renforcer encore nos liens et approfondir notre partenariat pour aider l’Ukraine à progresser sur sa trajectoire européenne. L’Ukraine fait partie de notre famille européenne». Ces deux phrases ne sont peut être pas celles dont rêvait Volodymyr Zelensky, le président Ukrainien qui, dans sa capitale assiégée par l’armée russe, avait signé le 1er mars la lettre de demande formelle d’adhésion de son pays à l’Union européenne (UE). Mais en ces termes choisis, précédés d’une invitation formelle adressée à la Commission européenne pour qu’elle rende «son avis sur cette candidature, conformément aux dispositions pertinentes des traités», les 27 chefs d’Etat ou de gouvernement des pays membres de l’UE ont, à Versailles, délivré un signal politique aussi clair que difficile à gérer dans le futur. L’avenir de l’Ukraine en guerre est bien européen. Un soutien politique avant tout destiné à renforcer le moral et l’ardeur de la résistance à laquelle les Vingt-Sept envisagent déjà de fournir de nouveaux contingents d’armes pour faire face à l’agression russe.