Durant deux jours, les télévisions indiennes ont alterné des images du nord-est de la capitale ensanglanté par des émeutes, avec celles, 15 kilomètres plus au sud, des tapis rouges déroulés au passage du président américain Donald Trump et de son épouse, Melania. Le contraste simultané entre la magnificence de la visite d’Etat et le chaos des quartiers populaires à majorité musulmane, théâtres des violences, ne pouvait être plus saisissant. Avec un bilan provisoire de 13 morts et 150 blessés, New Delhi n’avait pas connu de tels affrontements depuis plus de trois décennies.