Russie

Vladimir Poutine, investi président, nomme Dmitri Medvedev comme premier ministre

Le président russe, réélu en mars avec 76,7% des voix, a prêté serment lundi. Il entame un quatrième mandat qui devrait s’achever en 2024. Pour le poste de premier ministre, il a à nouveau proposé Dimitri Medvedev

Vladimir Poutine a prêté serment lundi pour un quatrième mandat à la présidence de la Russie, courant jusqu’en 2024, lors d’une cérémonie solennelle au Grand Palais du Kremlin.

«Je considère comme mon devoir et le sens de ma vie de faire tout mon possible pour la Russie, pour son présent et pour son avenir», a-t-il déclaré, après avoir prêté serment, la main sur la Constitution.

Peu après la cérémonie, Vladimir Poutine a proposé une nouvelle fois comme premier ministre Dmitri Medvedev, fidèle d'entre les fidèles, qui a lui-même été présidence entre 2008 et 2012 et dont la candidature devrait sans surprise être acceptée mardi par la Douma, la chambre basse du Parlement. 

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Réélu en mars avec 76,7% des voix, soit le score le plus élevé depuis son arrivée au pouvoir, Vladimir Poutine est aux commandes du pays depuis l’an 2000, en tant que chef de l’Etat ou du gouvernement.

«Augmenter la puissance, la prospérité et la gloire de la Russie»

«Je suis particulièrement conscient de ma responsabilité colossale devant chacun de vous, devant la Russie», «Je ferai tout pour augmenter la puissance, la prospérité et la gloire de la Russie», «Toute notre beauté et toute notre force sont dans notre authenticité culturelle et dans notre unité», a notamment déclaré Vladimir Poutine.

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Le président, qui est âgé de 65 ans, entame son mandat fort d'un large soutien populaire, mais plombé par une confrontation coûteuse avec l’Occident et une situation économique difficile. En 2024, il fêtera ses 72 ans et pourrait alors décider de quitter le Kremlin après vingt-quatre ans au pouvoir. Sauf réforme constitutionnelle, il ne pourra pas être à nouveau candidat, la Constitution russe interdisant de briguer plus de deux mandats consécutifs. 

Confrontation avec l'Occident

Son mandat précédent a été marqué par une crise inédite entre la Russie et les Occidentaux, provoquée notamment par le conflit ukrainien, à l'origine de lourdes sanctions visant Moscou, la guerre en Syrie et les accusations d'ingérence russe dans l'élection de Donald Trump en 2016.

La confrontation Est-Ouest s'est encore accentuée depuis que Londres a accusé Moscou en mars d'avoir empoisonné un ex-agent double russe au Royaume-Uni, ce qui a provoqué une avalanche d'expulsions de diplomates russes à travers le monde à laquelle la Russie a riposté par des mesures similaires. Vladimir Poutine a qualifié ces accusations de «grand n'importe quoi».

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