Il est intervenu avec vingt minutes de retard – bien moins que lors de ses rencontres avec certains de ses homologues. Lorsque Vladimir Poutine apparaît mercredi en vidéoconférence avec Klaus Schwab, le fondateur du Forum économique mondial, les deux hommes se remémorent leur première rencontre. C’était en 1992 à Saint-Pétersbourg.

Une époque soumise à la critique d’Alexeï Navalny dans un récent documentaire. L’opposant y accuse le président d’avoir construit un réseau d’obligés lui ayant permis de bâtir un «palais» au bord de la mer Noire. Mais de tout cela, de même que de la contestation qui a parcouru 112 villes de la Baltique au Pacifique samedi dernier en soutien à l’activiste emprisonné, il n’est pas question ici. Oubliées aussi les tensions autour de la venue de représentants russes à de précédentes éditions du WEF alors qu’ils étaient visés par des sanctions occidentales.