Le volcan Eyjafjöll, dont l’éruption a entraîné depuis jeudi de fortes perturbations dans le trafic aérien européen, continue d’être actif ce mardi. Trois cratères sont même en éruption, a indiqué la police islandaise. Toutefois, le nuage de cendres qui s’en dégage est moins élevé, a indiqué le service météorologique islandais.

«Ça continue, c’est constant, il semble que c’est globalement comme c’était hier (lundi). Hier soir, nous avons appris qu’il y avait désormais plus de lave», a déclaré Sigtrudur Arnsdottir, un géographe du service.

Une information confirmée par un météorologiste, Bjorn Einarsson, pour qui l’éruption de lave signifie que le volcan dégage moins de cendres.

«Il y a une heure, un pilote nous a informés que le panache de fumée se situait à 16’000 pieds (4877 mètres). Il nous semble que la majeure partie de ce nuage est située plus bas», a dit encore le météorologiste.

Le déplacement du nuage de cendres vers l’Europe continentale et les Iles britanniques se faisait lentement, selon Bjorn Einarsson. «Cela prend du temps au nuage de cendres pour se déplacer à partir de l’Islande. Les cendres qui sont sorties du volcan hier ne pourraient arriver qu’aujourd’hui», a-t-il dit.

Au début de l’éruption, les fumées du volcan avaient atteint 11’000 mètres d’altitude avant de se répandre sur une grande partie de l’Europe du Nord et du Centre, clouant au sol les avions de ligne dans de nombreux pays et prenant au piège leurs passagers.

Le trafic reprenait progressivement mardi surtout dans le Sud et l’Ouest de l’Europe, comme en France, en Italie et en Suisse. Par contre, plusieurs pays du Nord et de l’Est européen ont refermé ou prolongé la fermeture de leur espace aérien. C’est le cas par exemple en Norvège, au Danemark, en Pologne et en Hongrie.