La nuit de mercredi à jeudi était déjà bien avancée, et les signes se faisaient plus inquiétants les uns que les autres. Les communications par téléphone étaient devenues impossibles avec le Donbass, la région de l’est de l’Ukraine qui comprend les «républiques populaires» séparatistes reconnues lundi par Vladimir Poutine. Les vols civils étaient suspendus dans les aéroports nationaux. De Sicile, les avions de reconnaissance de l’OTAN décollaient les uns après les autres, en direction de l’Est.