Le choix entre voter non et boycotter le scrutin a-t-il un sens lorsque le pouvoir se comporte déjà comme s’il l’avait remporté haut la main? C’est la question qui divise l’opposition russe à l’approche de la votation du 1er juillet consistant à approuver ou non un paquet d’amendements à la Constitution russe permettant à Vladimir Poutine de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2036. Les librairies vendent déjà la nouvelle version de la Constitution «approuvée par le vote populaire». La campagne bat son plein à la télévision, monopolise presque les panneaux publicitaires le long des routes. Les citoyens russes, même ceux qui sont à l’étranger, reçoivent des e-mails et des SMS leur enjoignant de s’inscrire au vote électronique, une première dans le pays, pour cause de pandémie. Un peu comme lors du référendum sur le «rattachement de la Crimée à la Russie» en 2014, la campagne ne va que dans un sens: l’approbation.

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