Ancien membre du Comité des droits de l'homme de l'ONU, Walter Kälin est depuis 2004 représentant du Secrétaire général des Nations Unies pour les personnes déplacées. Il dirige aussi l'Institut de droit international à l'Université de Berne. Il est l'un des initiateurs du colloque: «Ce genre de débat fait partie des grands défis de notre université. Il s'agit de montrer que le monde musulman n'est pas un bloc monolithique et qu'il existe de fortes tensions entre les approches fondamentalistes et celles qui poussent aux réformes.

Et ces réformistes ne constituent pas de petits courants marginaux. Al Mahdi est chef d'un des plus grands partis au Soudan. Les autres intervenantes sont des membres du parlement égyptien ou jordanien, elles s'inscrivent pleinement dans leur société et y jouent un rôle politique. Mais, cette réalité, on ne la voit pas depuis l'Europe ou l'Occident en général.» C.V.