Wang Huning n’attire pas la lumière. Mais lorsque Xi Jinping intervient sur le devant de la scène, il n’est jamais loin, quelques pas en retrait. Comme à Davos, en janvier 2017, ou à Genève le lendemain, lorsque le président chinois proclame que la Chine est prête à prendre le relais des Etats-Unis pour promouvoir la globalisation économique et soutenir le système des relations internationales. L’élection de Donald Trump – sur la base d’un programme protectionniste – crée un vide que le secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC) s’empresse de combler. Une opportunité que Wang Huning, qui l’accompagne en Suisse, saisit aussitôt. Les Etats-Unis se replient? L’heure de la Chine a sonné. Il est alors le directeur du Centre d’études politiques du Comité central du PCC. En d’autres termes, l’idéologue en chef du régime.