Les Etats-Unis ont frappé, dimanche, «des installations utilisées par des milices soutenues par l’Iran» à la frontière irako-syrienne, en riposte à des attaques de drones contre des intérêts américains en Irak, a annoncé le Pentagone. Au moins cinq combattants de milices soutenues par l'Iran ont été tués, a indiqué lundi l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Selon l’agence officielle syrienne Sana, un enfant a été tué et au moins trois personnes blessées.

«Sur ordre du président Biden, les forces militaires des Etats-Unis ont mené des frappes aériennes défensives de précision contre des installations utilisées par des milices soutenues par l’Iran dans la région de la frontière Irak-Syrie», a indiqué le porte-parole du Pentagone John Kirby dans un communiqué.

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Ces frappes ont eu lieu contre des centres opérationnels et des dépôts d’armes situés dans deux endroits en Syrie et un endroit en Irak. «Les cibles ont été sélectionnées car ces installations sont utilisées par des milices soutenues par l’Iran qui sont impliquées dans des attaques à l’aide de véhicules aériens non-habités (UAV) contre des personnels et des installations américaines en Irak», a ajouté le porte-parole du Pentagone.

Seconde opération de ce genre depuis l'investiture de Biden

Il s’agit de la seconde opération de ce genre menée contre des milices pro-iraniennes en Syrie par les Etats-Unis depuis l’arrivée au pouvoir du président Joe Biden en janvier. Une frappe dans l’est de la Syrie a tué en février plus d’une vingtaine de combattants, selon l’OSDH.

«Les cibles ont été sélectionnées car ces installations sont utilisées par des milices soutenues par l’Iran qui sont impliquées dans des attaques à l’aide de véhicules aériens non-habités (UAV) contre des personnels et des installations américaines en Irak», a ajouté le porte-parole du Pentagone.

Les frappes de dimanche constituent «une action nécessaire, appropriée et délibérée pour limiter le risque d’escalade, mais aussi pour envoyer un message de dissuasion clair et sans ambiguïté», a indiqué le porte-parole du Pentagone.

Le casse tête de l'utilisation nouvelle des drones

Les intérêts américains en Irak ont été la cible d’attaques répétées ces derniers mois. Les Etats-Unis accusent systématiquement les factions pro-Iran d’en être responsables. Depuis le début de l’année, plus de quarante attaques ont visé les intérêts des Etats-Unis dans le pays, où sont déployés 2500 soldats américains dans le cadre d’une coalition internationale de lutte contre le groupe djihadiste Etat islamique.

L’utilisation nouvelle des drones est un casse-tête pour la coalition car ces engins volants peuvent échapper aux batteries de défense C-RAM, installées par l’armée américaine pour défendre ses troupes.

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Un drone «chargé de TNT», selon les autorités kurdes, s’est écrasé en avril sur le QG de la coalition à l’aéroport d’Erbil (nord). Un «drone piégé» s’est également écrasé en mai sur la base aérienne irakienne d’Aïn al-Assad (ouest) abritant des Américains.

Et début juin, trois drones ont visé l’aéroport de Bagdad, où sont aussi déployés des soldats américains, et cinq roquettes ont été tirées sur une base aérienne où opèrent des entreprises américaines.