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Mike Pompeo a donné une conférence de presse à la bibliothèque présidentielle Ronald Reagan à Simi Valley (Californie). /AP/Mark J. Terrill
© Mark J. Terrill

États-Unis

Washington n’a «pas peur» de sanctionner le régime iranien

Devant la diaspora iranienne en Californie, le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a rappelé le souhait de Washington que tous les pays réduisent leurs importations de pétrole iranien «au plus près de zéro» d’ici le 4 novembre

L’accusant d’être «un cauchemar pour le peuple iranien», les Etats-Unis n’ont «pas peur» de sanctionner «au plus haut niveau» le régime de Téhéran, a prévenu dimanche soir le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo.

Dans un discours devant la diaspora iranienne, en Californie, il a confirmé que Washington souhaite que tous les pays réduisent leurs importations de pétrole iranien «au plus près de zéro» d’ici le 4 novembre, faute de quoi ils s’exposeront aux sanctions américaines.

Lire aussi: Un président iranien affaibli en quête de soutien

Le président américain Donald Trump a annoncé en mai son retrait de l’accord international de 2015 censé empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, et le rétablissement des sanctions américains levées dans le cadre de ce texte. Mike Pompeo a appelé le monde à rejoindre sa campagne de «pression» et à tourner le dos au régime de Téhéran, alors que les alliés européens des Etats-Unis tentent par tous les moyens de sauver l’accord sur le nucléaire iranien.

Par la suite, le président Trump a averti l’Iran sur Twitter, dans un message ouvertement adressé au président iranien Hassan Rohani et rédigé entièrement en majuscules: «NE MENACEZ PLUS JAMAIS LES ÉTATS-UNIS OU VOUS ALLEZ SUBIR DES CONSÉQUENCES TELLES QUE PEU AU COURS DE L’HISTOIRE EN ONT CONNUES AUPARAVANT.»

Mediaslot: Twitter

Renforcement de la campagne de propagande américaine

«Ce n’est pas fini», a-t-il mis en garde au sujet des sanctions américaines, après avoir rappelé que les Etats-Unis avaient déjà ciblé en janvier l’ayatollah Sadegh Larijani, chef de l’Autorité judiciaire, pour violations des droits de l’homme.

«Les dirigeants du régime, notamment ceux à la tête des Gardiens de la révolution», l’armée d’élite iranienne, «et de la force Qods», chargée des opérations extérieures, «doivent payer chèrement pour leurs décisions», a estimé le chef de la diplomatie américaine, à la bibliothèque présidentielle Ronald Reagan à Simi Valley.

Lire aussi: Washington menace l’Iran de sanctions «sans précédent» s’il n’accepte pas ses conditions

Longuement applaudi, il a aussi affirmé le soutien de l’administration Trump aux manifestants qui protestent en Iran. Il a annoncé un renforcement de la campagne de propagande américaine avec le lancement d’une chaîne multimédia (télévision, radio, numérique et réseaux sociaux) 24 heures sur 24 en langue farsi, «afin que les Iraniens ordinaires en Iran et à travers le monde sachent que l’Amérique est à leurs côtés». Ainsi que des mesures «pour aider les Iraniens à contourner la censure sur internet».

Régulièrement soupçonné de caresser l’idée d’un changement de régime en Iran, Mike Pompeo a réaffirmé vouloir uniquement «que le régime change de manière significative son comportement, à la fois à l’intérieur de l’Iran et sur la scène mondiale». Il se refuse de faire la distinction entre radicaux et modérés au sein de la République islamique.

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