Faire preuve de fermeté. En qualifiant dans une interview télévisée Vladimir Poutine de «tueur», Joe Biden a provoqué, mercredi, non seulement ire et moqueries du principal intéressé mais aussi le rappel de l’ambassadeur russe en poste à Washington. Il a surtout voulu donner le ton de sa politique étrangère, marquer sa différence d’avec son prédécesseur Donald Trump. Au lendemain de ces premières tensions diplomatiques assumées, c’est une rencontre du côté d’Anchorage, en Alaska, par -12 degrés Celsius, qui a attiré tous les regards: celle du chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, et du conseiller à la Sécurité nationale Jack Sullivan, avec le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, et le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie, Yang Jiechi.