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Le secrétaire au Trésor américain, Steve Mnuchin.
© FREDERIC J,. BROWN/AFP PHOTO

diplomatie

Washington sanctionne des oligarques et des compagnies russes

Le secrétaire au Trésor américain Steve Mnuchin a annoncé des sanctions visant 38 personnalités et sociétés russes, en réponse aux «activités malveillantes» de Moscou. Les mesures punitives imposent notamment un gel des comptes à l'étranger

Les Etats-Unis ont sanctionné vendredi 24 personnalités russes et 14 groupes et entités en réponse aux «activités malveillantes» de Moscou visant à déstabiliser les démocraties occidentales, a annoncé le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin. Parmi eux, figurent des oligarques et responsables gouvernementaux proches de Vladimir Poutine.

Ces mesures ont été prises en vertu de la loi «Contre les adversaires de l'Amérique» (CAATSA), visant à punir la Russie pour l'annexion de la Crimée en 2014, sa participation à la guerre en Syrie et son ingérence supposée dans l'élection présidentielle américaine de 2016. Le 15 mars, Washington avait déjà sanctionné 19 personnes et cinq entités, dont les services secrets russes.

A Moscou, Konstantin Kosatchev, président de la commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération, la chambre haute du parlement, a dénoncé des sanctions «infondées et inamicales», rapporte l'agence de presse Interfax.

«Un nouveau coup porté aux relations russo-américaines»

Les sanctions sont «dirigées contre le peuple russe», a affirmé vendredi l'ambassade russe aux Etats-Unis. «On nous dit que ces mesures ne sont pas dirigées contre le peuple russe. Elles le sont», a affirmé l'ambassade sur sa page Facebook, dénonçant un «nouveau coup porté aux relations russo-américaines.»

Les nouvelles sanctions imposent un gel des comptes à l'étranger. Parmi les personnalités visées, figurent un proche de Poutine, le «roi de l'aluminium» Oleg Deripaska, le membre du Conseil de la Fédération Souleïman Kerimov, dont la famille contrôle le groupe Polyus, Alexeï Miller, directeur général de Gazprom, et le secrétaire du Conseil de sécurité nationale, Nikolaï Patrouchev.

Parmi les compagnies sanctionnées, on note les groupes EN+, contrôlé par Oleg Deripaska, et Renova, de Viktor Vekselberg, ainsi qu'une filiale de Gazprom. Renova possède de nombreuses filiales, dont les sociétés suisses Sulzer, Schmolz+Bickenbach et Oerlikon. Ces entreprises ne sont toutefois pas touchées par les sanctions américaines.

«Entreprises malveillantes»

Steve Mnuchin, dans un communiqué, a accusé le gouvernement russe de servir «de manière disproportionnée les intérêts des oligarques et des élites gouvernementales.» La Russie, a-t-il ajouté, «s'est engagée à travers le globe dans toute une série d'entreprises malveillantes», citant notamment son rôle en Syrie, en Crimée ou en Ukraine.

Les sanctions américaines sont susceptibles de nuire à l'économie russe, notamment dans les secteurs de la banque et de l'énergie. Le ministre russe du Commerce et de l'Industrie, Denis Mantourov, a toutefois assuré que les entreprises sanctionnées recevraient une aide supplémentaire du gouvernement.

Le président américain Donald Trump a été récemment critiqué par des membres du Congrès, y compris des élus républicains, pour sa réponse jugée trop timide aux ingérences imputées à la Russie. «Personne n'a été aussi ferme face à la Russie que moi», a tonné cette semaine le président américain. La Maison Blanche a publié vendredi un communiqué intitulé «Donald Trump se dresse contre les activités néfastes de la Russie.» Toutes les mesures prises par son gouvernement y sont énumérées.

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