Principal défi à l’ordre libéral imposé par l’Occident depuis la Deuxième Guerre mondiale, le pouvoir chinois reste une énigme. Du moins sa direction. Quand le Parti communiste chinois (PCC) se réunit en congrès, tous les cinq ans, c’est l’unique opportunité d’observer durant quelques heures le fonctionnement de ce qui ressemble à une secte de 96 millions de membres où la loyauté, la discipline et le secret sont les premiers termes d’un serment de fidélité pour y adhérer. Son secrétaire général, Xi Jinping, a lu dimanche durant une heure et 42 minutes un «rapport de travail» devant 2340 délégués qui forment le Comité central. Si l’on précise que la charte du parti se place au-dessus de la Constitution de l’Etat, et l’annule en quelque sorte, on comprend l’importance de sa «ligne».