Une réussite. Lorsque les militants écologistes présents le 27 mars au Zénith de Paris parlent du meeting tenu ce jour-là par leur candidat, le mot revient en boucle. Un bon meeting. Un bon discours. Une vraie ferveur. Pourquoi, alors, ces sondages en chute libre qui, chaque jour, démoralisent les troupes du parti Europe Ecologies Les Verts (EELV)? Les journalistes politiques français qui suivent au jour le jour la campagne de l’élu européen – auréolé des 13,5% obtenus en mai 2019 à la tête de sa liste d’eurodéputés (13 élus) – n’ont pas spontanément la réponse. Tous constatent juste un «changement d’ambiance» et une «perte de fièvre électorale». «Jadot est très professionnel. Il fait une belle prestation. Il est pugnace, résumait mardi soir à Lille un éditorialiste de La Voix du Nord, en marge du meeting de Jean-Luc Mélenchon. Mais il a contre lui cette question terrible et presque fatale: et si les voix écologistes faisaient mordre la poussière à la gauche?»