Le 19 janvier 2018, il y a deux ans, il accompagnait son fils à l’école à Pékin. Avocat et défenseur des droits humains, il fut arrêté sur-le-champ par la police et placé en détention. Depuis, il est toujours privé de liberté. Aux côtés de la photojournaliste turkmène Soltan Achilova et de la défenseuse saoudienne des droits des femmes Loujain AlHathloul, le Chinois Yu Wensheng était l’un des trois finalistes du Prix Martin Ennals 2021 (du nom de l’ex-secrétaire général britannique d’Amnesty International) qui récompense chaque année des militants des droits humains qui ont besoin d’une protection d’urgence. Un prix soutenu par Genève, par plusieurs pays et institutions privées et décerné par un jury des dix plus grandes organisations de défense des droits de l’homme.

Mercredi, la Fondation Martin Ennals a désigné Yu Wensheng comme le lauréat 2021. Son président, Philippe Currat, s'en félicite: «La Fondation Martin Ennals est fière de rendre hommage à trois finalistes uni-e-s dans leur  lutte pour la justice et privé-e-s de leur droit à la liberté d’expression. À la veille du Nouvel An chinois, nous espérons que cette reconnaissance du travail de Yu Wensheng mettra en  lumière les accomplissements de son combat et l'aidera à recouvrer sa liberté.»