Il ne compte plus les années qu’il a passées sur le front. Son équipement est simple: un casque, des bottes, un gilet pare-balles à l’occasion. Puis la Bible, bien entendu, qui est au cœur de son engagement. En revanche, c’est désarmé qu’il se rend sur le champ de bataille. «J’aime les armes, n’allez pas croire le contraire, nuance-t-il. Mais je ne peux pas tuer.» Yury Dovzhenko n’a pas encore 40 ans – il les aura en octobre prochain. Mais il est l’un des premiers aumôniers à avoir tendu la main aux soldats ukrainiens, dès le début de la guerre du Donbass, en 2014.