En héritage

«Le mystère des hymnes»

Ce que je dois à ma mère (employée d’une assurance):

– Les bases de la cuisine et la transmission du savoir culinaire

– La persévérance et l’endurance

– L’appui inconditionnel des siens, de son clan

– L’aide dans les moments les plus durs

– Le côté soupe au lait

– La rapidité d’intervention

– La mélancolie, qui vous fait monter les larmes aux yeux

– L’amour des enfants

– Les feuilles de vigne farcies

– Istanbul, Israël et la Palestine

– L’accueil et l’hospitalité, comme base de la vie

Ce que je dois à mon père(vendeur de fournitures d’horlogerie):

– Le courage de dire ce qu’on pense, même si cela ne plaît pas autour de soi

– Les farces rituelles du quotidien

– La foi chrétienne et ses doux syncrétismes

– Le respect de la mécanique horlogère

– Le goût de créer et d’entreprendre

– Le commerce comme espace de relations humaines

– Le bricolage permanent au sens propre et au figuré

– La pipe avec moustache

– La galanterie envers l’autre sexe

– Le mystère des hymnes polyphoniques byzantins, donc aussi du rebetiko grec…

– Le cosmopolitisme, comme attitude de vie

Ce que je ne dois ni à l’un ni à l’autre:

Mon engagement politique chrétien et marxiste