La crise que nous vivons aujourd'hui n'est pas celle du capitalisme, comme certains voudraient nous le faire croire, mais bien celle de l'incompétence des gouvernements à jouer le rôle qui aurait dû être le leur. Il est malhonnête d'affirmer, comme certains le font de manière opportuniste en surfant sur les événements de notre actualité, que capitalisme équivaut au laisser-faire. Bien au contraire, il est dans la prérogative de l'Etat de fixer des règles là où justement le laisser-faire ne donnerait pas les résultats escomptés (cf. lois anti-monopoles).

Que ceux qui voient dans cette crise une justification pour étatiser le système financier se demandent pourquoi ce même Etat, si incapable s'agissant d'une de ses missions de base (édicter des règles), serait compétent une fois devenu acteur dans une industrie dont il ne comprend à l'évidence pas ou peu le fonctionnement.

La loi du marché, cadrée par un minimum de bonnes règles, est encore ce qui se fait de mieux en matière économique et sociale. Ne touchons pas à ce principe! Soyons par contre plus exigeants envers nos politiciens, et demandons-leur de mieux assurer le rôle pour lequel nous leur avons donné un mandat politique.