Gran Turismo 5

Testé sur PS3

C’est certainement l’une des arlésiennes les plus attendues du marché du jeu vidéo en général, et du jeu de course en particulier: cinq ans après son quatrième volet et de multiples reports de lancement, « Gran Turismo » arrive en rayons. Un rapide coup d’œil sur les forums et autres sites dédiés laisse poindre une certaine déception chez les sectateurs de la série face à ce cinquième épisode : lourdeur du gameplay, graphisme quelques fois relâché, intelligence artificielle pas forcément très futée.

Pour le joueur lambda – dont l’auteur de ces lignes fait partie -, «GT 5» reste néanmoins une expérience de haute tenue. Et l’on reconnaît vite ce qui a fait la légende de la série : un nombre de voitures proprement étourdissant (1000 modèles tout de même), une réalisation et un rendu bien assez affûtés pour permettre une immersion parfaite et surtout un sens du sérieux et du détail rarement atteint. Car c’est peut-être ceci qui, paradoxalement, fait tout le sel de «Gran Turismo»: votre vitesse de progression dans le jeu sera fonction du temps que vous accepterez de passer à des épreuves annexes vous permettant de décrocher tel ou tel permis, et surtout des heurs mises à fureter dans les garages de voitures neuves et d’occasion ou à vous faire mécanicien du dimanche pour peaufiner les entrailles de votre bolide. Et là, sans être un moine soldat de l’injecteur ou de l’amortisseur, on prend un réel plaisir à jouer au petit garagiste amusant, à changer telle ou telle pièce de sa BMW Z3 pour tester ensuite sur circuit les gains en termes de puissance ou de vélocité de ses interventions.

Au final – et même si le mode online souffre de quelques problèmes de démarrage que Sony semble être en train de réparer -, on a là un jeu de course dont l’exhaustivité et le pointillisme ont quelque chose de l’achèvement.

Note : 3,5 sur 5

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