Apple Music, Spotify, SoundCloud ou Deezer: les services de streaming se copient tous

Test Apple a lancé mardi son service d’écoute de chansons en continu

Son catalogueest très prochede celui de ses concurrents. Et rares sont les fonctionsqui les différencient

Le marché du streaming devient très encombré. Coup sur coup, Google (le 23 juin) et Apple (le 30 juin) ont lancé leur service d’écoute en continu, rejoignant Spotify, SoundCloud ou encore ­Tidal. Le principe est simple: l’utilisateur paie une dizaine de francs par mois pour pouvoir écouter des millions de titres sur son ordinateur ou son smartphone. On parle de location de musique: dès que l’abonnement cesse, tout disparaît de son téléphone. Ce sont quelques détails qui différencient ces services. Les voici, point par point.

La taille du catalogue

Des millions de chansons séparent certains catalogues. Mais pour être honnête, cela ne change pas grand-chose. Apple revendique 37 millions de titres, Deezer 35 millions et le numéro un du marché, Spotify, environ 30 millions. Le Service Play Music de Google compte 18 millions de titres mais nous n’en parlerons pas davantage, son service de streaming n’étant pas encore disponible en Suisse. Les différences, minimes, se font au niveau des exclusivités. Les albums de Nine Inch Nails et de Dr. Dre ne sont ainsi disponibles que sur le service Apple Music. Mais les choses peuvent bouger très vite, comme on l’a vu avec la volte-face de Taylor Swift.

La qualité de la musique

Les meilleures oreilles, où les utilisateurs qui utilisent les casques de qualité supérieure, remarqueront des différences. Car elles existent. Le format des fichiers chez Apple consiste en du 256 kbps, mais le taux de compression le rapproche du 320 kbps. Spotify offre sensiblement avec son service payant (320 kbps) mais propose des qualités sensiblement inférieures avec ses offres gratuites (96 et 160 kbps), qui ont l’avantage de consommer moins de données sur smartphone lorsque l’on ne se trouve pas en wi-fi. Tidal, le service du rappeur Jay Z, propose une qualité «Flac» (sans compression) allant jusqu’à 1141 kbps. Le français Qobuz propose une très haute qualité similaire. Mais à un prix plus élevé, comme on le verra.

Le prix

Il y a logiquement trois catégories. D’abord, les offres gratuites. Spotify propose un tel service, moyennant la diffusion de publicités audio à intervalle régulier entre les titres. Deezer fait de même, et comme Spotify, il ne permet pas, gratuitement, d’écouter sa musique hors connexion (dans l’avion, par exemple) sur son smartphone. SoundCloud est gratuit, alors qu’Apple est exclusivement payant (12,90 francs par mois). Comme Spotify (12,95 francs en version standard), Apple propose une version d’essai gratuite (trois mois). Attention, le renouvellement payant est automatique et ceux qui ne veulent pas payer doivent penser à le désactiver. Qobuz coûte 26 francs par mois, Tidal 32 francs.

Le service

Apple propose un service très complet comprenant la possibilité de découvrir de nouveaux artistes et celle de créer des listes d’écoute en se basant sur quelques noms d’artistes que l’on apprécie. Plusieurs radios, dont les titres à l’écoute sont choisis par des humains, et non des algorithmes, sont proposées. Apple se targue d’avoir choisi plusieurs DJ de renom pour cela. Enfin, le service «Connect» permet de suivre les actualités de ses artistes préférés, que ce soit sous forme de textes ou de photos – pour l’heure, ils sont rares à avoir publié des contenus intéressants. Une version Android doit venir cet automne.

Spotify tente d’innover, en proposant les mêmes fonctionnalités, mais aussi, depuis peu, un service «Running» qui sélectionne la musique en fonction du rythme de sa foulée. La sauvegarde de la musique hors-ligne fonctionne très bien, tout comme la création de listes d’écoute. Comme Apple (19,90 francs par mois), Spotify propose à plusieurs utilisateurs d’utiliser le même compte sans être déconnectés à tour de rôle.

Il vaut la peine d’explorer des solutions alternatives à peine moins connues, telles Rdio et Pandora, exclusivement axées sur des offres de type radio, ou Tidal, qui se veut plus respectueux des artistes.