Extraits de la déclaration de Claude Béglé, diffusée mardi soir: «J’ai informé aujourd’hui le Conseil fédéral de ma décision de démissionner avec effet immédiat […]. La discussion sur ma manière de diriger La Poste, souvent menée de manière polémique, et les attaques non pertinentes contre ma personne, associées à des diffamations publiques, m’incitent à prendre cette mesure. Dans ce contexte, je mets les intérêts de La Poste et ceux de son propriétaire, la Confédération, ainsi que ceux de tous ses collaborateurs et collaboratrices, au-dessus des miens. […] Dès le début, j’ai dû lutter contre la résistance acharnée d’un important groupe de personnes opposées au changement et défendant des intérêts particuliers. Je me suis employé à le faire avec la force d’innovation et l’énergie créatrice qui me sont propres ainsi qu’avec mon ouverture sur le monde.

La raison d’être de La Poste est d’assurer un service universel de haute qualité sur l’ensemble du territoire. […] Je suis convaincu que la densité des offices de poste ne doit pas être réduite outre mesure par la fermeture de petits bureaux. […] Dans l’environnement actuel, les marges de réduction des coûts sont extrêmement restreintes. La seule possibilité d’améliorer durablement la situation consiste à développer de manière ciblée des sources de croissance rentables. […] Par ma démission, une mesure qui constitue pour moi une décision drastique extrêmement difficile à prendre, je m’attache à protéger la fière entreprise de La Poste et ses valeurs ainsi qu’à permettre une discussion objective sur sa stratégie d’avenir. Mais je m’attache également à préserver mon intégrité personnelle de dirigeant d’entreprise engagé. Je suis conscient d’avoir commis des erreurs dans mon élan vers l’avenir et d’avoir été trop optimiste dans mon appréciation de la volonté de changement au sein de La Poste suisse.»