Mi-janvier 2010, une dizaine d’entreprises, dont Google et Adobe, sont victimes d’attaques orchestrées depuis la Chine. Pékin a toujours nié son implication dans cette affaire, qui aura permis à des inconnus de dérober certaines données (leur nature n’a pas été divulguée) aux entreprises visées. Des informations concernant les comptes e-mail de militants pour les droits de l’homme sont volées.

En mars 2009 est mis à jour le système GhostNet, comprenant un réseau, basé en Chine, ayant permis d’infiltrer des centaines d’ordinateurs dans une centaine de pays, notamment en Asie. L’implication des autorités chinoises n’a jamais été prouvée.

En octobre 2009, le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) est victime d’une panne de son système informatique, due à une attaque. Berne n’a jamais donné d’informations sur la nature de cette attaque, ni sur le fait que des données aient été ou non dérobées.

A l’automne 2007, des avions de guerre israéliens (F-15 et F-16) pénètrent dans l’espace aérien syrien pour bombarder une installation apparemment liée à des activités nucléaires. Selon plusieurs experts, Israël aurait préalablement piraté le système informatique des radars syriens pour rendre invisibles ses avions.

Au printemps 2007, l’Estonie est victime d’une attaque informatique majeure. Les assaillants utilisent des dizaines de milliers de zombies, des ordinateurs infectés et contrôlés à distance, pour perpétrer leurs forfaits. Résultat: pour ce pays très connecté, des sites gouvernementaux, appartenant à des médias, mais aussi des partis ou des banques sont visés et deviennent inaccessibles. La Russie a nié avoir employé des ha­ckers. Ces événements sont survenus après l’enlèvement dans Tallinn (capitale de l’Estonie), d’un mémorial de guerre datant de la période soviétique.