Cette nouvelle souche de virus a été baptisée H3N8 et elle aurait causé la mort de 162 phoques le long des côtes américaines l’an dernier, selon l’étude diffusée par mBio, un journal de la Société américaine de microbiologie. La plupart des jeunes phoques morts de cette maladie avaient moins de six mois.

Il n’y a pour l’heure aucun cas humain rapporté mais les scientifiques de l’Université de Columbia à New York sont inquiets après les précédents de virus de ce type qui ont muté pour infecter des hommes, comme le H5N1.

«Nos découvertes renforcent l’importance de surveiller la vie sauvage pour pouvoir anticiper et prévenir des pandémies», a déclaré Ian Lipkin, professeur d’épidémiologie à l’Université de Columbia.

«Le virus du Sida, le Sras ou la grippe sont tous des exemples de maladies infectieuses venues des animaux», a-t-il ajouté. «Toute épidémie chez des animaux domestiques ou touchant des animaux sauvages représente un danger pour les espèces touchées, mais pourrait également être potentiellement dangereuse pour l’homme».

Les scientifiques sont parvenus à séquencer entièrement le génome de cette nouvelle souche, qui trouve son origine dans un virus de grippe aviaire en circulation chez les oiseaux sauvages en Amérique du Nord depuis 2002.

Au fil du temps le virus a muté pour arriver à infecter des mammifères par le biais de leurs voies respiratoires. Au total 162 phoques morts ou mourants ont été découverts durant le dernier trimestre 2011.