Le contact entre l'homme et la bête n'arrange pas l'homme. C'est ce qu'on concluait hier soir après avoir visionné les deux volets de ce Temps Présent consacré aux animaux. Animaux dans la ville d'abord, qui se multiplient parce que nous laissons traîner nos déchets. Parce qu'aussi il y a parmi nous des esseulés - en général des esseulées - qui croient devoir nourrir des bêtes parfaitement équipées pour trouver leur pitance toutes seules. C'est le cas pour les renards, qui se multiplient jusqu'à pénétrer dans les maisons, voire dans les chambres d'enfants, parce que nos poubelles regorgent de nourriture. Pis, il y a les pigeons dont quelques entêtées assurent la multiplication avec son cortège de déjections et de nuisances. Animaux dans la sphère intime ensuite. D'accord, les Anglais ne sont pas comme nous, mais ceux qu'on nous montrait ne présentaient nul signe extérieur de démence. Pourtant les uns dormaient avec un énorme cochon, d'autres avec une soixantaine de mygales velues, d'autres encore avec un chien qui dévore, à défaut du facteur, le courrier, les chèques et les journaux. D'autres enfin qui se baignent avec un python de sept mètres, et j'en passe. Le débat qu'animait ensuite Daniel Monnat tendait à montrer qu'il importe d'indiquer fermement qui est le maître dans tout ça. Et qui donc le disait? Le vétérinaire qui, tout récemment, s'est fait remarquer dans la presse en jouant au lasso avec un chat. On l'a cru sur parole.