Durant sa grille d'été, France-Inter s'est livrée à deux expériences des plus intéressantes. D'abord en confiant la continuité des matinales à Laurence Boccolini, transfuge de l'ancien Dans tous les sens de Laurent Ruquier. Boccolini à l'information du matin, c'est un peu comme si l'on substituait Thierry Romanens à Christian Jacquot-Descombes à la RSR. En l'occurrence, la remuante animatrice s'en est plutôt bien tirée, amenant sans conteste un ton original pour lancer les chroniques ou les flashs. Sa succession de «ha!», de «ho!» et de fous rires en rafales n'a pourtant guère séduit les auditeurs.

Autre expérimentation dont on se souviendra, le Bagdad cha-cha-cha du «philosophe» le plus délirant de la Rive gauche, Ariel Wizman, le dimanche à 11 heures. Sous cette appellation burlesque s'est cachée l'émission la plus foutraque de la radio française de ces dernières années, mélange bouillonnant autant que brouillon d'interviews absurdes et d'infos ayant largement passé la limite du bidon, le tout enveloppé dans une redoutable sélection musicale rétro-rigolo. Qu'une station publique se laisse aller à de telles inconvenances hertziennes a de quoi réjouir.