La course au succès que se livrent les deux licences majeures de la simulation de course automobile («Gran Turismo» pour Play Station, «Forza Motorsport» pour XBox) génère des attentions d’un raffinement extrême. Pour parler du rejeton qui nous occupe ici - à savoir le quatrième épisode de la série captive de la console Microsoft -, on attirera le client potentiel vers l’esprit über cosy qui règne dans les espaces intermédiaires du jeu: au moment de choisir votre véhicule ou à celui d’être emmené sur un circuit exotique, une voix off à la fois flûtée et anonyme vous aide à faire vos choix, sur fond de musique d’ascenseur, entre inflexions patelines de concessionnaire et vantardise mezzo voce d’employé d’office du tourisme.

Cette innocuité dans l’invite au jeu peut être comprise comme l’illustration du degré de classe auquel «Forza 4» veut parvenir: une forme d’impression de toute-puissance sportive et pécuniaire qui vous permet d’empoigner les bolides les plus prestigieux dans le cadre d’un tour du monde à peu près sans limites... On reconnaîtra que «Forza» y parvient. Le jeu est rutilant sans être criard: il parvient à conserver ce léger degré d’artificialité qui permet - peut-être - au joueur de conserver son plaisir ludique. Les garages offrent 500 (!) véhicules différents à piloter sur des circuits déclinés en de mutliples variantes, tout en offrant la possibilité de jouer au petit chimiste amusant sous la capot de sa Ferrari en en modifiant les réglages.

Simulation donc mais qui, selon le degré de difficulté que vous aurez préselectionné, vous permettra une prise en mains très intuitive. Une fois celle-ci faite en quelques secondes, ce sont des dizaines d’heures de jeu qui s’offrent à vous, entre épreuves diversifiées à l’extrême et possibilités online. On ne mégotera pas sur la qualité de l’objet: dans le cadre des jeux de course, on a ici un opus polyvalent et déjà classique.

Note: 4,5 sur 5