La ville du jour

L’administration américaine s’est penchée avant tout sur la capacité de Pittsburgh à accueillir un sommet de haut niveau: infrastructures hôtelières, centres de conférences et surtout un aéroport pour accueillir pas moins de 33 délégations nationales et d’institutions internationales. Sans oublier les activités pour les époux et épouses des chefs d’Etat. La capitale de l’Etat de Pennsylvanie répond à tous les critères.

Mais le choix est aussi symbolique. Un des centres américains de la sidérurgie, Pittsburgh est tombée en disgrâce avec le déclin de l’acier dans les années 1980. Victime de la concurrence internationale, elle n’a pas résisté à l’importation des produits de Chine et d’Inde, fabriqués à moindres coûts. De 1981 à 1984, Pittsburgh a perdu 120 000 emplois. Le taux de chômage était passé de 6% en 1979 à 15% en 1983. Avec la crise sociale qui a suivi, la ville est devenue une épine dans le pied de l’Amérique.

Le pari de la transformation a été gagné. Aujourd’hui, Pittsburgh est un centre de haute technologie, y compris de santé, moderne. Elle compte près d’un demi-million d’habitants. Le taux de chômage, 7,8%, est parmi les plus faibles des villes américaines.

La ville est peu affectée par la crise immobilière: le taux de saisie de maisons est aussi un des plus faibles des Etats-Unis. «Ceux qui pensent que Pittsburgh est une ville délabrée à cause du déclin de l’acier se trompent, déclare un responsable de la ville, Frank Coonelly, cité par la BBC. Les visiteurs découvriront un lieu paisible, moderne et dynamique.» Plus de 1000 journalistes de chaînes de télévisions internationales sont attendus à Pittsburgh ces jeudi et vendredi.