HOMMAGE

Claude Richoz est mort

Il aimait les livres et les gens

De l'adolescent né en 1929 qui créa le journal Farandole au rédacteur en chef de La Suisse de 1976 à 1985, en passant par le poète récompensé par le Prix Interfrance en 1954, l'amoureux du monde arabe et le chroniqueur de la rubrique beaux-arts du Journal de Genève, Claude Richoz a toujours «aimé la belle écriture et les livres», raconte un ancien collègue. «C'était un rédacteur en chef à l'ancienne, un intellectuel, une sorte de vieux sage, affable et généreux, et si son départ de La Suisse l'avait marqué, il n'en avait rien montré.»

A l'heure de la retraite, Claude Richoz se tourna vers le social, une autre facette de sa personnalité. En 1956 déjà, il avait créé le Secours aux réfugiés algériens et tunisiens. Il présida les Clefs de St-Pierre, était actif au sein de la Fondation Oltramare et depuis peu visiteur à la prison de Champ-Dollon.

LT

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