Les ténèbres menacent le royaume de Ferelden. L’Engeance déverse ses plaies putrides sur ces terres autrefois vertes. Le dragon se réveille. La fin approche... Membre des Gardes des ombres, vous êtes le dernier rempart avant la destruction. Cette trame extrêmement classique d’un jeu de rôle médiéval-fantastique prend une dimension nouvelle grâce à Dragon Age : Origins.

Le petit dernier de Bioware a de qui tenir. Ses concepteurs sont aussi ceux des classiques Baldur’s Gate et Neverwinter’s Night. Délaissant pour cette fois «Les Royaumes oubliés», un monde tiré de l’univers rôliste de Donjons & Dragons, Bioware a développé son propre contexte sans s’éloigner trop de ses modèles. Trois races habituels sont ainsi jouables : les humains, les elfes et les nains, pouvant occuper trois types de profession, guerrier, mage ou voleur. Chaque combinaison propose une introduction spécifique, une histoire qui aura son influence dans le jeu.

La création et le développement de son avatar, partie la plus essentielle d’un jeu de rôle, sont particulièrement soignés. On peut définir le moindre détails de son visage, mais aussi améliorer ses caractéristiques ou enrichir ses arbre de compétences, extrêmement nombreuses au demeurant. Une spécialisation plus précise apparaîtra à partir du niveau 7, spécialisation qu’il faudra raffermir par son roleplay, c’est-à-dire par sa capacité à intégrer et à faire évoluer son personnage dans le monde.

Des compagnons fourbes

Dragon Age : Origins se distingue particulièrement par la gestion de son équipe. En effet, un aventurier ne part jamais seul sur les chemins mal fréquentés de Ferelden. Il se retrouve la plupart du temps flanqué d’acolytes ayant chacun sa propre histoire et ses propres objectifs. Outre le fait qu’il faut savoir amadouer ses compagnons, qui peuvent selon certaines actions se retourner contre vous (!), il faut surtout pouvoir les diriger en combat, en leur assignant plusieurs directives aux quelles ils devront se conformer. Difficile à manier au début, à cause de la pléthore de menus, ce système devient rapidement la clef de voûte du jeu. Sans une bonne maîtrise, impossible de battre les grands boss.

Ajouter à cela des graphismes globalement très réussis, avec quelques faiblesses cependant, des combats spectaculaires, un scénario qui, tout en restant classique, parvient à agripper le joueur et à ne plus le lâcher, des choix qui à tout moment peuvent faire basculer l’histoire dans un sens ou dans l’autre (et donc qui vont reformuler le récit, ce dernier pouvant changer radicalement d’une partie à l’autre, selon si l’on agit de façon bonne, mauvaise, indifférente)… Dragon Age : Origins marque le retour au premier plan des jeux de rôle à l’ancienne.

Note : 4,5 sur 5