Netflix. De Suisse, un nom qui ne dit pas grand-chose. Et pourtant, le numéro un mondial de la location de films compte plus de 30 millions d’abonnés. Certes, ils sont plus de 25 millions aux Etats-Unis. Mais la firme basée à Los Gatos (Californie) a aussi attaqué le marché international, avec une expansion au Canada, en Amérique du Sud, au Royaume-Uni et, tout récemment, en Scandinavie. Le principe est on ne peut plus agressif: proposer des dizaines de milliers de films sur tous les supports (PC, télévision, console de jeux, etc.), de manière illimitée, pour une dizaine de francs par mois.

On pensait que l’expérience de Netflix et ses contacts privilégiés avec les majors du cinéma allaient lui ouvrir les portes de l’Europe. Il n’en est rien. La firme, en difficulté financière, peine à s’implanter face à des acteurs locaux puissants dans plusieurs pays. Et rien ne dit que sa tâche sera facile en Suisse. Il y a bien sûr Swisscom, qui possède en plus le monopole des matches à la demande. Cablecom étend son service de vidéo à la demande, et même de petits acteurs locaux émergent. Pensons à la firme genevoise Swiss TV, qui vient d’implanter son service de films comme application dans les téléviseurs de Samsung. Ou l’opérateur VTX, de Pully, qui lançait jeudi son propre service de télévision, avec 2800 films du catalogue HollyStar, proposés par la firme Homedia, basée à Neuchâtel.

Autant dire que ce match entre acteurs internationaux et locaux est loin d’être terminé.