S'adressant «tant au grand public qu'aux spécialistes», la nouvelle publication trimestrielle vise à présenter les activités de l'Office fédéral de la culture (OFC). Sorti le 12 février, le premier numéro, consacré à la sauvegarde du patrimoine historique, fait grincer des dents certains professionnels de la culture qui jugent le thème et le graphisme «aussi séduisants qu'un ordre de marche». Et les questions se multiplient quant à l'image que veut donner l'OFC. Réponses avec son directeur, David Streiff.

Le Temps: Quels sont les objectifs visés par cette publication?

David Streiff: C'est un instrument d'information qui peut être actualisé régulièrement. Il nous permet de toucher des publics spécifiques, s'intéressant à l'un ou l'autre des champs couverts par l'OFC.

– Quel est son coût annuel, son tirage et comment est-il distribué?

– L'OFC consacre 20 000 francs par année à ce journal et en tire 2000 exemplaires en allemand et 500 en français. Nous assurons quatre parutions annuelles correspondant aux quatre sections de l'OFC: Beaux arts et arts appliqués, Sculpture et société, Cinéma, et Patrimoine et monuments historiques. Nous le distribuons lors de congrès, ainsi que par mailings aux professionnels.

– Cette publication a-t-elle été réalisée à l'interne?

– Nous avons pensé notre politique de communication avec les diplômants de la section Communication de l'Université de Lugano. C'est là que sont nées l'idée du journal et sa maquette.

– Et le résultat vous satisfait?

– Oui, nous avons besoin d'être plus visibles et ce journal y contribue.

– Qui a choisi le premier thème et pourquoi? Ne pensez-vous pas donner ainsi une image passéiste et figée de l'OFC?

– Nous avons opéré ce choix par rapport à l'importance des autres champs d'activité dans nos publications, sans prévoir l'impact en termes d'image.

– Certains trouvent la maquette terne et triste?

– Peut-être est-elle un peu vieux jeu, mais nous avons aussi essuyé des critiques à l'occasion de publications au graphisme plus contemporains. Le numéro consacré aux arts appliqués et au design sera esthétiquement plus proche des tendances actuelles dans ces domaines. Propos recueillis par Yann Gerdil-Margueron