Le jeu dit d’infiltration a la réputation d’être cérébral : vous devez vous faufiler le plus furtivement possible derrière votre cible, l’anéantir de manière insonore, sans coup d’éclat, mais efficacement. Il faut être discret, invisible, se faire l’angle mort que l’intelligence artificielle qui gère vos ennemis ne découvrira jamais. Cette technique de jeu tout en patience, en observation et en gestion tactique des déplacements (imaginez un jeu de tir dont on aurait retiré la partie centrale : le feu à volonté) semblait ne devoir s’adresser qu’à une certaine élite de gamers, aux maîtres zen du pad…

Avec ce nouvel épisode de la licence « Splinter Cell », le studio Ubisoft ouvre toutefois la porte à une action un peu plus débridée. Le gameplay en a été fondamentalement revu (honteusement simplifié, diront les esprits chagrins), permettant une approche à la fois plus didactique et plus dynamique des différentes manières d’occire son prochain dans la plus grande discrétion. Comprenez : ça défouraille plus facilement… Et c’est dès lors un plaisir renouvelé que de retrouver ce bon vieux Sam Fischer, que vous ferez évoluer au gré d’un scénario – certes un peu confus – dans lequel se mêlent l’enquête sur le décès de sa propre fille et un complot visant à l’assassinat de la présidente des Etats-Unis. L’essentiel étant toutefois ici le plaisir pris à guider ce serpent de Fisher dans des tableaux de toute beauté qui vous feront exercer vos dons d’assassin de Malte à l’Irak.

Note : 4 sur 5