La directrice générale de l’OMS, Margaret Chan, est chargée de décider quand il convient de passer d’une phase à l’autre. Sa décision se base sur l’avis d’une quinzaine d’experts internationaux de la santé publique. L’OMS coordonne alors la situation entre ses 193 membres. Son rôle est de «fixer la voie à suivre pour tous les pays et autorités dans le monde ainsi que les mesures à prendre».

Phase 1: faible risque de cas humains. Juste avant ce premier niveau d’alerte, on parle de phase interpandémique, lorsqu’il y a présence d’un nouveau virus affectant des animaux, mais aucun cas humain.

Phase 2: risque plus élevé de cas humains. A ce stade, le virus a contaminé les premiers humains.

Phase 3: le nouveau virus cause des cas humains. A partir de ce niveau, on parle d’alerte pandémique, ce qui signifie qu’il y a un risque potentiel: le virus est actif dans plusieurs foyers, mais ne se transmet pas encore massivement.

Phase 4: transmission accrue d’humain à humain. Le risque de pandémie augmente fortement, mais celle-ci n’est pas encore inévitable.

Phase 5: transmission importante d’humain à humain. Il y a, à ce stade, un signal fort qu’une pandémie est imminente et qu’il ne reste que très peu de temps pour s’y préparer. La maladie a des foyers dans plus de deux pays d’une même région.

Phase 6: transmission soutenue d’humain à humain. Ce n’est qu’à partir de cette dernière phase qu’on parle de pandémie, par un nouveau et dangereux virus. Elle est alors officiellement déclarée, dès le moment où deux régions distinctes dans le monde sont touchées.