Avec le départ de Jean-Pierre Roth le 1er janvier prochain, la Banque nationale suisse va perdre un de ses plus grands serviteurs. Le Valaisan, qui a eu 63 ans en avril dernier, y a œuvré trente ans. Dont la moitié à la direction générale et huit ans à la présidence. Arrivé en période de crise – la bulle immobilière se dégonflait encore en 1995 lorsqu’il succéda à Jean Zwahlen – Jean-Pierre Roth quitte la banque centrale alors que la finance suisse et mondiale vient d’échapper de peu à l’implosion. Les règles qui régissent le monde bancaire sont désormais en chantier.

Originaire de Saxon, l’homme fort de la BNS n’est membre d’aucun parti, mais il a toujours été considéré comme proche des radicaux. Très discret sur sa vie privée, Jean-Pierre Roth est père de trois enfants. Peu disert également sur ses projets d’avenir, il laisse néanmoins entendre qu’il ne prendra aucune présidence de société à sa retraite.