Pas besoin d’attendre 2012: l’Apocalypse est pour aujourd’hui, un lundi, à Shanghai. Il y pleut des avions de ligne, les immeubles tombent comme des mouches assourdissantes et, au milieu de cet enfer indescriptible, des hommes affolés tente de survivre. Heureusement, Salem et Rios sont là pour sauver la situation. Les deux Rambo contemporains se retrouvent à nouveau au milieu des pires ennuis. Tant mieux pour nous, tant pis pour les milliers de terroristes qui ont envahi la ville.

C’est avec un scénario abracadabrant et cousu de fil blanc, aussi épais que du papier bible, que reviennent les mercenaires masqués les plus bourrins du monde connu et des jeux de tir/action en particulier. Le principe de base a bien sûr été conservé: tout le gameplay tourne autour de la coopération entre les personnages, et donc entre les joueurs qui les incarnent, l’écran étant divisé en deux parties. Il est cependant possible de jouer seul en collaboration avec l’intelligence artificielle. Celle-ci se révèle d’ailleurs plutôt bonne en général, tout comme les graphismes.

La prise en main se révèle simple, malgré l’absence d’un didacticiel clair, et il est toujours possible de «customiser» les armes et de modifier les masques. L’une des principales nouveautés de ce second opus est l’obligation d’effectuer des choix moraux (faut-il abattre ce gardien qui refuse l’accès à une réserve d’armes? etc.). Ces derniers auront une incidence sur les réactions d’individus rencontrés plus tard dans le jeu. Petit plus sympathique: certains de ces choix sont accompagnés d’une cinématique sous forme de bande dessinée montrant les motivations ou l’avenir de ces personnages, validant ou non la justesse des décisions.

Sinon, ce nouvel opus est des plus classiques, tout en variant les paysages urbains, entre couloirs sombres et espaces ouverts et encombrés: ça tire de toute part et il faut rapidement trouver des couverts sous peine de se voir transformer en passoire pour nouilles locales. Les concepteurs n’ont pas craint la surenchère, si bien que certaines situations procurent même un certain stress, gâché parfois par un déplacement de caméra pas toujours facile à maîtriser, voire un peu confus. La technique d’attirer les ennemis sur l’un des personnages afin que l’autre puisse les contourner reste toujours la plus efficace.

Ce «40e jour», relativement court, corrige indéniablement quelques défauts de l’épisode précédent. Il constitue un excellent défouloir pour deux personnes, procurant même quelques poussées d’adrénaline par-ci par-là, tout en étant en définitive dépourvu de grandes difficultés.

Note: 3 sur 5

Age: 18 ans