Grégoire Carasso, 30 ans, conseiller municipal en Ville de Genève

La recette du succès, le PS la détient en Ville de Genève, soutient Grégoire Carasso, adjoint du rectorat de l’Uni. Entré au PS en 2003, élu au Conseil municipal en 2007, aujourd’hui chef de la section Ville, il souligne «le paradoxe d’un parti qui recule au plan cantonal mais passe de 14% à près de 20% des suffrages en Ville en une législature».

Un succès dû à la politique efficace menée auprès des administrés, juge l’élu, mais aussi au travail d’une équipe dirigeante unie à la tête de la section. Cette entente, c’est ce qui manque depuis trop longtemps à la direction cantonale du parti et constitue une de ses principales faiblesses, estime-t-il. «Des tensions sont nées de l’addition des ambitions personnelles. L’an dernier, Véronique Pürro, Laurence Fehlmann-Rielle et Anne Emery Torracinta, les trois aspirantes en lice pour figurer sur le ticket PS au Conseil d’Etat, occupaient des fonctions haut placées au sein du parti. Cette concurrence n’est pas favorable à un travail d’équipe. Pour aller mieux, le PS a besoin d’une direction où tout le monde tire à la même corde.» Préalable indispensable pour qu’il se fasse davantage entendre sur ses thèmes de prédilection.