PRESSE

Dominique Von Burg sera le rédacteur en chef de la «Tribune de Genève»

Après vingt et un ans à la TSR, le journaliste retourne à ses premières amours. La date de son entrée en fonction est encore à négocier

Né en 1946, licencié en lettre et histoire de l'Université de Fribourg, Dominique Von Burg a commencé sa carrière à la «Julie» (journaliste, correspondant à Washington, chef de la rubrique nationale). En 1979, il entre à la TSR. Il y occupe diverses fonctions dont celles de journaliste parlementaire, rédacteur en chef du Téléjournal, coproducteur des émissions éCHo, Temps présent, Tell Quel et 2010. Depuis septembre 1996, il co présente Droit de Cité et assume la responsabilité des émissions Spéciales Elections et Votations. Il part avec un «pincement au cœur mais dans la vie il faut savoir saisir les opportunités».

Le Temps: Avez-vous fait acte de candidature ou avez-vous été approché par Edipresse?

Dominique Von Burg: Disons qu'on m'a fait comprendre qu'on ne serait pas insensible à ma candidature.

– Retour aux premières amours?

– On peut effectivement le dire comme cela, mais le premier facteur c'est surtout Genève. C'est mon attache en Suisse. C'est une ville qui me passionne.

– Pour diriger la «Tribune de Genève» il faut, dit-on, en avoir l'esprit, cela ferait partie des conditions d'engagement?

– Personne ne m'en a parlé. Mais c'est vrai, je connais le journal, sa culture. J'y ai travaillé dix ans. Cela aide.

– La rédaction a la réputation d'être un peu fougueuse, vous ne craigniez pas que certains vous reprochent un manque de connaissance, de crédibilité dans le domaine de l'écrit.

– Je ne dirais pas fougueuse, mais frondeuse. En fait je la perçois comme très genevoise, un mélange d'élans de solidarité très forts et d'individualismes affirmés. Quant à la crédibilité, je crois en avoir suffisamment. Je suis d'abord journaliste. Quel que soit le support: écrit, radio ou télévision, il y a finalement plus de points communs que de différences.

– Vous êtes un spécialiste de la politique suisse, est-ce que vous souhaitez renforcer le positionnement du journal sur ce créneau?

– J'amènerai évidemment mes connaissances en la matière. Mais posez comme cela, ma priorité n'est pas d'augmenter les effectifs de la rubrique nationale. D'abord il faut rappeler que le journal existe, il a une magnifique assiette régionale: la chance en fait de pouvoir se consacrer à son contenu actuel et d'approfondir son ancrage. Mon premier souci n'est pas de le comparer à ce que font les autres mais de lester ce qui existe. D'autant que Genève, en soi, mélange tous les aspects, du local à l'international.

– Vous avez 54 ans, vous êtes parti pour dix ans à la tête de la «Julie»?

– Contractuellement j'ai signé pour cinq ans, renouvelables. Cela me convient parfaitement. Dans ma carrière, la période la plus longue dans un poste a dû être de quatre et demi. Donc on verra bien en 2005 si j'ai envie de continuer, si j'en ai l'énergie et si la rédaction me supporte encore.

– Vingt et un ans à la TSR, vous en aviez fait le tour?

– Non, mais j'ai ce trait de caractère de toujours regarder vers l'avenir. Pour faire une phrase absolue, je dirais: je ne quitte pas la TSR, je vais à la Tribune!

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