Derrière une apparence et un scénario des plus convenus – une histoire de princesse enlevée, de complot machiavélique et d’armures magiques et gigantesques - , White Knight Chronicles dévoile un assemblage de genres assez audacieux : mêlant à un jeu de rôle de type japonais des éléments de gundam (des robots géants tout aussi japonais) et de MMO (des jeux massivement multijoueurs en ligne, à la World of Warcraft). De l’audace donc. Trop diront certains.

Si les décors et la modélisation des personnages de cet univers d’heroic-fantasy futuriste sont plutôt sympathiques, il faut reconnaitre qu`ils n’atteignent pas les sommets actuels. On est loin de Final Fantasy XIII par exemple. Et pourtant il s’en dégage un certain charme. Tout dans le jeu, du gameplay à la gestion des personnages , privilégie la simplicité. On entre dans le jeu rapidement et on y reste crocher, malgré un début est assez lent et de nombreux défauts.

Ainsi, l’avatar créé au début du jeu n’est qu’un personnage secondaire de la troupe que le joueur dirige. L’histoire tourne en effet autour d’un livreur de vin prénommé Léonard qui se voit confier l’avenir d’un royaume au bord de la guerre en devant sauver la belle princesse que de fourbes comploteurs ont kidnappée. Le scénario est manichéen à souhait, classique, et pourtant une fois que l’on a accepté de le suivre, il se révèle agréable, surprenant par moment, tout comme le monde développé pour cette exclusivité Sony sortie en 2008 au Japon.

En partant à la recherche de la princesse éperdue – bien sûr amoureuse de Léonard -, ce dernier reçoit le contrôle d’une armure géante venue du fond des âges et qu’il utilisera lors de combats épiques. Un héros aux allures de Janus donc, à la personnalité double et à la puissance phénoménale. Plusieurs personnages vont se joindre à cette quête, dont notre avatar muet. Chacun d’entre eux pourra être développé dans les armes ou la magie à choix du joueur. Mais seul trois peuvent combattre en même temps (dont un diriger par le joueur).

Le système de combat quant à lui associe le combat en temps réel et le tour par tour. Entre chaque coup, un temps de recharge est en effet nécessaire, ce qui affaiblit pas mal la dynamique des rencontres. La possibilité de créer ses propres combos ravive heureusement son intéret.

Chaque zone peut être visitée à plusieurs reprises pour y gagner de l`expérience. Il est aussi possible d’acheter des quêtes annexes que l’on peut réaliser soit en solo avec son avatar, soit en multijoueur. Le mode en ligne constitue d’ailleurs l’un des principaux intérêts de ce White Knight Chronicles – premier épisode d’une trilogie annoncée - puisque l`on peut partir à l’aventure avec ses amis ou des personnages rencontrées sur place. Et même de créer sa propre ville. Avec ses nombreuses quêtes et ses équipements nouveaux, le version en ligne transforme le jeu en véritable MMO et rallonge considérablement sa durée de vie.

Note : 3,5 sur 5