L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne fête cet automne le 50e anniversaire de son accession au statut fédéral. Elle propose une série d'articles sur ses différentes facettes.

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Depuis la création de la première association en 1948 (celle du CHUL, le Chœur universitaire) et de l’Agepoly en 1951, jusqu’aux plus récentes avec le Speedcubing (fondée par le recordman suisse de la résolution de Rubik’s Cube), 76 associations animent le campus d’Ecublens au rythme des événements culturels, festifs ou sportifs.

Ces associations sont centrées sur l’intégration des étudiants étrangers, le développement de contacts avec les entreprises, le volontariat ou encore des domaines aussi variés que l’improvisation théâtrale, le développement durable, les jeux de rôle, l’astronomie ou l’escalade. Sans oublier le côté festif, avec l’organisation de plusieurs événements par semaine, en journée ou en soirées. Six à 8 nouvelles associations se créent chaque année.

Quelles sont les motivations?

Pour un étudiant qui déciderait de s’engager dans une association, le choix est donc vaste et chacun y trouvera son compte. Mais qu’est-ce qui motive les étudiants à se consacrer à un projet associatif entre deux exercices d’analyse ou la préparation des examens? «C’est une expérience formatrice à tellement de niveaux! On y fait l’expérience de la collaboration, la communication interne et externe, le leadership, le sens des responsabilités et des priorités, la prise d'initiative, la confiance en soi, mais aussi défendre ses idées, liste Magali Cattin de l’association Ingénieurs du monde. C’est aussi une motivation, un moyen d'ajouter des touches de couleurs à ce tableau de dur labeur, rempli de projets, de livres et d'examens que sont les études à l’EPFL.»

L’éventail de l’expérience associative à l’EPFL est notamment l’occasion pour les étudiants de développer des compétences complémentaires à leur formation académique: gérer un projet de A à Z, travailler en équipe, se confronter à la réalité du terrain, ou encore maîtriser son temps de travail et respecter un budget. Autant de qualités qui leur seront utiles à l’issue de leurs études et leur permettront de développer des liens encore plus étroits avec le monde professionnel. Reste que les associations EPFL ne sont pas des start-up, et doivent garder pour objectif principal d’être au service de la communauté estudiantine. «Même les associations qui fonctionnent avec un gros budget doivent avoir un idéal tourné vers la communauté du campus, précise Daniel Chuard, délégué à la formation de l’EPFL. Nous nous assurons que les associations reversent par exemple un capital trop important à des projets d’autres associations.»

Un foisonnement

Ce foisonnement associatif ne profite pas qu’à la communauté étudiante: pour l’école, la présence d’associations aussi diverses et de manifestations désormais incontournables comme le festival de musique Balélec représente une précieuse richesse. Et les amateurs de musique live ne sont pas les seuls à porter haut les couleurs de l’EPFL bien au-delà des frontières du campus: Forum EPFL organise chaque année le plus grand salon de recrutement d’Europe, la Junior Entreprise EPFL a été nommée meilleure junior entreprise d’Europe, l’association des étudiants en physique a remporté le tournoi international des physiciens à Moscou…

Les exemples de la créativité et de la motivation des étudiants abondent. Leur engagement contribue à faire de l’EPFL un lieu d’études réputé pour son dynamisme et sa diversité. C’est pourquoi l’école soutient les projets des étudiants en mettant à leur disposition des outils et des ressources pour les aider à concilier vie associative et études.