téléphonie mobile

En France, le séisme Free continue

L’opérateur a forcé ses concurrents à baisser leurs tarifs. Une polémique a débuté

Orange, SFR et Bouygues Telecom n’ont guère apprécié les piques verbales envoyées ces derniers jours par Xavier Niel, directeur de Free. Ni son tarif de 19,99 euros pour un forfait illimité. En quelques heures, tous ses concurrents ont dû revoir à la baisse leurs tarifs. Un exemple: Sosh, la marque «low-cost» d’Orange (France Télécom), a fait passer son forfait de 39,90 à 24,90 euros. Idem pour SFR, qui a aussi réduit les tarifs de sa gamme Red.

Ces mouvements auront des conséquences. En France, le revenu moyen par abonné devrait baisser de 10% par an jusqu’en 2015, tombant autour de 20 euros, affirmait récemment un analyste de Raymond James Equities au quotidien La Tribune. «Le chiffre d’affaires des principaux opérateurs mobiles français pourrait chuter de 30% d’ici à 2015 et leur EBITDA et cash-flow enregistrer un recul pouvant atteindre 40%», estimait-il.

Réseau en fonction?

Les opérateurs concurrents ne se laissent pas faire, sous-entendant que le réseau mobile de Free ne serait même pas en fonction. Pour mémoire, l’opérateur a une obligation de couverture de 27% du territoire, le solde étant assuré via un accord avec Orange pour utiliser son réseau. Selon Le Figaro, des opérateurs concurrents auraient envoyé des huissiers dans les rues pour vérifier que le réseau de Free était bien en fonction. Ce qui a contraint Xavier Niel à affirmer mardi que ces affirmations étaient «fausses» et «que cela se vérifie assez facilement».

Free semble pour l’heure dépassé par son succès, annonçant des retards dans les livraisons de cartes SIM. «Nous nous étions engagés à délivrer les cartes SIM en 24 heures, alors que l’on va avoir quelques jours de retard pour ceux qui font de la portabilité», s’est ainsi excusé Xavier Niel.

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