Le G20 comprend les puissances industrialisées (Etats-Unis, Grande-Bretagne, France, Allemagne, Italie, Canada, Japon et Russie), les pays émergents (Arabie saoudite, Afrique du Sud, Argentine, Brésil, Inde, Indonésie, Mexique, Turquie, Chine, Corée du Sud) ainsi que l’Australie et l’Union européenne. Le Fonds monétaire international et la Banque mondiale sont aussi invités aux réunions. Au total, le G20 est représentatif de 90% de l’économie mondiale.

La crise financière asiatique en 1997 avait provoqué un sursaut chez les dirigeants du G8. En 1999, les ministres des Finances ont invité leurs homologues des pays émergents pour un dialogue. Objectif: favoriser la stabilité financière internationale et maintenir le dialogue entre les deux groupes. Une volonté qui est restée lettre morte jusqu’à l’éclatement de la crise financière l’an dernier. Lorsque son ampleur n’a plus fait aucun doute, le président français, Nicolas Sarkozy, a demandé d’activer le G20 au niveau des chefs d’Etat.

George W. Bush, l’ancien président américain, s’est résigné à accueillir le premier sommet du G20, à Washington en novembre. Une dizaine de résolutions furent votées, mais, de toute évidence, le monde attendait pour traiter avec son successeur. Le deuxième sommet a eu lieu début avril à Londres (photo ci-dessus), en présence du nouveau président américain, Barack Obama. Ce sommet a sonné la charge contre la fraude et l’évasion fiscales. L’OCDE avait présenté trois listes des paradis fiscaux, et la Suisse s’était retrouvée sur la grise. Entre la réunion de Londres et le Sommet de Pittsburgh, la présidence suédoise de l’Union européenne a convoqué une réunion le 17 septembre pour affiner une position commune.