Call of Duty: Black Ops

Guerre chaude

Testé sur PS3. Disponible également sur DS, Wii, XBox 360, et PC

Avec la régularité d’une horloge, la licence « Call of Duty » fait chaque année son retour en rayonnages aux alentours de la fin novembre : on a là un des blockbusters récurrents de l’industrie vidéoludique, une machine à succès qui carbonise régulièrement les records de vente. C’est mérité – et cette année encore –, même si le message véhiculé par « CoD » est loin des idéaux de partage et d’amitié prônés en cette fin d’année : comme maître étalon du jeu de tir en vision subjective, la licence se fait davantage le chantre du canard aux pruneaux que celui de la dinde aux marrons.

Par le passé, « CoD » nous avait emmenés sur différents champs d’opération, de la Seconde Guerre mondiale à une époque contemporaine généreusement fournie en rebelles tchétchènes et terroristes islamistes. Nouveauté avec ce millésime de « Black Ops », qui choisit la guerre froide comme terrain de jeu. Vous y incarnerez le soldat Mason, ligoté sur une chaise, interrogé par d’invisibles mais patibulaires membres d’une organisation gouvernementale qui ne donnera pas son nom. Les flash-backs de Mason constitueront les missions dans lesquelles vous serez embarqués : tentative d’assassinat de Castro durant l’épisode de la Baie des Cochons, évasion du goulag de Vorkouta, assaut sur la base spatiale de Baïkonour, missions sur le front vietnamien, incursions au Laos, etc…

Le tout est traité avec un sens de la nervosité et du grand spectacle à couper le souffle. Le mode solo, certes court, vous agrippe et ne vous lâche plus pour les six ou sept heures que durera l’expérience : sur un scénario bien ficelé, vous passez de raid en raid au gré d’explosions en rafale dans des décors pour tout dire grandioses. Ajoutez à cela un mode multijoueurs online tout à fait imaginatif, et vous aurez compris que « Black Ops » mérite son titre de jeu de tir de l’année…

Note: 4 sur 5

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