Retour inattendu et parfaitement réussi pour la licence à succès Might & Magic. La nouvelle déclinaison, appelée Clash of heroes, se présente comme un «puzzle game» mêlant un excellent jeu de réflexion à un peu de jeu de rôle. L’histoire est de l’heroic fantasy des plus classiques : cinq amis se retrouvent séparés après une trahison. Chacun de son côté, ils devront se battre pour endiguer une invasion de démons qui menace le monde. Pas de quoi révolutionner les poncifs du genre, mais cela permet de procéder à une longue campagne en cinq parties mettant en scène toutes les factions du jeu (elfs, chevaliers, morts-vivants, démons et magiciens). Ces armées possèdent des unités aux capacités très différentes et donc des tactiques qu’il faut à chaque fois adapter.

Sur l’écran supérieur de la DS se trouve les troupes ennemis, en bas celle du héros que l’on dirige. Elles attaquent en général la colonne située en face d’elles. Pour mettre sur pied un assaut, il suffit d’assembler des unités de même couleur sur une colonne. Chaque armée est constituée de trois unités de base et de deux ou trois unités d’élite et légendaires. Ces dernières, très puissantes, nécessitent un long temps d’activation et prennent beaucoup de place sur l’«échiquier». Les héros possèdent également des capacités particulières et un sort magique. Les attaques qui touchent le bord supérieur du camp ennemi lui enlèvent des points de vie. Lorsque ceux-ci atteignent zéro, la bataille est gagnée. Il en va de même pour le personnage du joueur…

Une bonne combinaison de tous ces éléments, ainsi que la maîtrise des mécanismes du jeu – simples et très bien pensés – et la gestion de l’arrivée en ordre aléatoire des troupes permettent de venir à bout des ennemis les plus coriaces. L’intelligence artificielle peut d’ailleurs se montrer particulièrement retorse, tout en privilégiant parfois l’attaque à la défense. Les combats peuvent avoir différents objectifs, comme toucher un point précis du camp ennemi ou, au contraire, en éviter un. Les boss représentent également des défis très particuliers. A noter enfin la présence de «batailles puzzle» : proposées par certains personnages, elles consistent en un petit casse-tête, souvent très alambiqué, par lequel il faut éliminer toutes les troupes ennemis en un seul tour.

Le côté «jeu de rôle» se retrouve dans la progression des personnages : au fur et à mesure de leurs combats, les héros vont gagner des niveaux et ainsi augmenter leurs points de vie, la résistance de leurs murs et le nombre de troupes disponibles pour les prochaines batailles.

A elle seule, la campagne principale permet de faire travailler ses méninges pendant plus d’une trentaine d’heures. Sans compter les défis que l’on peut lancer à ses amis en mode multijoueur ou les courtes batailles en solo.

Note : 4,5 sur 5

Age : 7 ans