SOCOM:  Special Forces

La guerre, et comment on la pense

Testé sur PS3

On l’avoue, on a été très agréablement surpris par cette dernière livraison de SOCOM (l’acronyme valant pour « Special Operations Command ») : à la confluence du jeu de tir subjectif, de l’infiltration et de la tactique, « Special Forces » prend ce qu’il y a de meilleur dans les trois genres précités et les coud en un séduisant hybride. Scénaristiquement, SOCOM fait le choix du contemporain : sous les traits de Cullen Gray, vous allez, sous commandement de l’OTAN, mener une petite escouade tout à fait internationale de cinq patrouilleurs aguerris lâchés quelque part dans le détroit de Malacca (pensez luxuriance malaise et indonésienne) pour mettre fin aux exactions du « Naga », un groupe révolutionnaire indigène lourdement armé et pas forcément humaniste.

« SOCOM: Special Forces » concentre les qualités que l’on demande à un grand jeu de tir : rythme, beauté et variété. La réalisation est de grande classe, et trouve sa meilleure expression dans la finesse du travail apporté aux visages et aux expressions faciales, ici d’un grand réalisme. Surtout, les trois composantes génériques qui composent l’ADN de l’objet sont exploitées à merveille : les séquences de tir en feu libre sont cathartiques ; les passages d’infiltration caressent le nerf de la tension qui vous fait rester planqué avec bonheur derrière un container en attendant que vos ennemis passent leur chemin ; les commandes tactiques (Cullen Gray est chef d’équipe) apportent juste ce qu’il faut de réflexion lorsqu’il s’agit de déterminer la manière adéquate de placer vos subordonnés pour assurer le bon déroulement d’une embuscade. On ne saurait demander plus dans le paysage actuel du jeu d’inspiration militaire.

Note: 4 sur 5

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