L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne fête cet automne le 50e anniversaire de son accession au statut fédéral. Elle propose une série d'articles sur ses différentes facettes.

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En ma qualité de chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche, je suis très honoré d’avoir le privilège d’introduire ce supplément anniversaire édité à l’occasion des
50 ans de l’EPFL.

En tant qu’école supérieure nationale et technique, l’EPFL de Lausanne est en effet directement rattachée à la Confédération, à l’instar de son homologue l’ETH Zurich. Cela fait d’elle en quelque sorte l’enfant de la Confédération, et de nous les conseillers fédéraux ses parents. Il s’agit maintenant de fêter comme il se doit le 50e anniversaire de cette enfant, et de retracer brièvement son parcours!

La Suisse et la révolution industrielle

Au milieu du XIXe siècle, la première révolution industrielle plaça la Suisse devant d’énormes défis que les réalisations visionnaires d’Alfred Escher permirent cependant de relever. La création de l’ecole polytechnique de Zurich (l’actuelle ETH Zurich), la construction du tunnel du Saint-Gothard, l’aménagement des chemins de fer et la fondation du Crédit Suisse (à l’époque Schweizerische Kreditanstalt) furent autant de décisions courageuses et porteuses d’avenir qui firent avancer le pays de manière déterminante et catapultèrent la Suisse à la pointe de la technique.

Il y a 50 ans, d’autres esprits visionnaires fondèrent l’EPFL, une seconde école polytechnique, à Lausanne. Cette nouvelle école se développa rapidement; elle ferait aujourd’hui la fierté d’Escher, puisqu’elle a été conçue sur le modèle de l’ETH Zurich. Ces dernières années, l’EPFL a largement contribué à faire de la Suisse romande une région dynamique dans les domaines qui sont les miens, l’économie, la formation et la recherche.

Les chiffres d'un succès

Voici quelques chiffres illustrant ces faits: au cours des deux dernières décennies, plus de 270 start-up ont vu le jour à l’EPFL, soit plus d’une nouvelle entreprise par mois. Ne serait-ce qu’en 2018, 25 nouvelles start-ups ont été créées, levant un capital de près de 220 millions de francs suisses. Cette réussite en 2018 s’est accompagnée de plus de 130 déclarations d’invention et de 90 brevets. Par ailleurs, le Parc de l’innovation de l’EPFL, du reste l’un des plus anciens de Suisse, abrite aujourd’hui les services de recherche de quelque 25 moyennes et grandes entreprises.

Vous voyez à quel point nous pouvons tous être fiers de l’EPFL. Aujourd’hui en effet, 50 ans après sa création, ce campus international extrêmement dynamique en Suisse romande contribue à la prospérité du pays et fait preuve d’excellence dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’économie. Tout ceci repose sur la plus extraordinaire des ressources, l’intellect humain, associé à l’amour du travail bien fait et profitable. Dans cet esprit, je souhaite à l’EPFL un merveilleux anniversaire et tout autant de succès pour les 50 années à venir.


Guy Parmelin est chef du Département fédéral de l’économie,  de la formation et de la recherche.