Petit problème de programmation hier soir sur la TSR pour saluer d'un effort d'information, louable, mais indigeste, les résultats de votations importantes: fallait-il vraiment reprendre au TJ de 19 h 30 les mêmes protagonistes que dans l'émission de commentaire terminée trois quarts d'heure plus tôt? Fallait vraiment reprendre la même structure d'émission, les mêmes questions et ennuyer du coup une bonne partie des téléspectateurs? Lors de ses deux apparitions, Pascal Couchepin lui-même a eu de la peine à exprimer son «enthousiasme» débordant, son sourire était pour le moins figé.

Cette question posée, j'estime mon devoir de téléspectatrice citoyenne accompli. J'avoue donc avoir préféré suivre le dernier set de la finale de Roland-Garros: deux copains espagnols livraient là le spectacle de leur amitié autant que celui d'un jeu magnifique. Je garderai surtout en mémoire la manière dont Alex Corretja, vaincu, a couru prendre son ami Moya dans ses bras après le dernier point. Il avait là un sourire pour le vainqueur comme on n'en voit JAMAIS dans ces tournois de bêtes féroces.

J'avais déjà, dans les matches précédents, repéré son regard clair, son calme, son fair-play. Et je me dis: c'est fou comme la télévision et ses gros plans permettent de sentir la qualité d'être chez ces types et ces filles-là. Alex Corretja, c'est quelqu'un de bien, merci à Roland-Garros, à ses sponsors, à son entraîneur, à sa famille et à la TV de me l'avoir fait connaître.