«Je suis un acteur de théâtre, je n'ai jamais aspiré à faire du cinéma. Mais des occasions se sont présentées, et maintenant ça m'intéresse de plus en plus. Peut-être un effet de la maturité?» Pendant que l'équipe tourne le plan de l'arrivée de la Mercedes avec une doublure au volant (Jacques Roman ne sait pas conduire!), l'acteur retrace les étapes d'une carrière cinématographique qu'il a entamée parallèlement à sa carrière théâtrale sans l'avoir vraiment cherché.

Après de petits rôles dans des films de Tanner, Reusser et Schüpbach, il se voit offrir le rôle principal dans Le roi de Paris de Dominique Maillet, avec Philippe Noiret comme partenaire. «Un film magnifique, qui malheureusement n'a pas été distribué en Suisse.» Ses derniers passages à l'écran se sont faits sous la houlette de Patrice Leconte, dans Ridicule puis dans Une chance sur deux.

Et la télévision? «Là, c'est ma première expérience importante, et ça ma plaît beaucoup. J'ai du plaisir à travailler avec Anne Richard, et aussi avec Yvan Butler, qui ne se croît pas obligé de correspondre à l'image du réalisateur tyrannique qui gueule tout le temps.» Quant à son rôle, celui d'un fils qui prend douloureusement conscience des agissements malhonnêtes de son père, il s'y sent parfaitement à l'aise: «Il va dans le sens de mes engagements politiques critiques, comme tout ce téléfilm intelligent et nécessaire.» S. R. L.