C'est un gars, Loulou et une fille Chouchou. Ils s'aiment et se chamaillent. Comme tous les couples. Et cela donne un dialogue. Lui: «Qu'est que tu fous avec une ceinture bleue?, les débutants y z'ont pas le droit.» Elle: «C'est plus joli que blanc sur blanc.» Voilà, des fois on en rit, des fois pas. Hier soir, c'était la 200e d'Un gars, une fille et le couple prenait sa première leçon de judo et c'était pas franchement drôle.

Jean (Loulou), c'est le mec évidemment fan de sport, un peu macho, un peu lâche. Alex (chouchou donc) est obligatoirement jalouse, un brin coquine et tchatcheuse à souhait. Un couple, image forcément caricaturée, mais emblématique de la génération des 25-35 ans. Un condensé de sondage typologique. Et ça marche, ces petites histoires quotidiennes (5 minutes sur France 2) renvoient le téléspectateur à sa propre vie. Le succès est immense: 4,5 millions de fans quotidiens, une vidéo qui vient de sortir et qui s'arrache et désormais, comme les Guignols, un best of en fin de semaine. Un gars, une fille, bien ordinaires, deux stars de l'anonymat et le triomphe d'une formule entre fiction et réalité. Pas un show, mais la preuve que la télévision peut toujours réinventer le miroir qu'elle nous renvoie. Surtout quand il titille le petit côté voyeur qui est en chacun de nous.