Le Parti socialiste genevois désigne aujourd’hui son nouveau président. En lice, le sortant René Longet, maire d’Onex, 58 ans, et son challenger, le constituant Alberto Velasco, 62 ans. Grand favori, René Longet a pourtant vu le parti essuyer de cruelles défaites durant son mandat. La plus grave a coûté au PS l’un de ses deux fauteuils au Conseil d’Etat en novembre dernier. Un mois plus tôt, il avait déjà perdu deux sièges au Grand Conseil. En pleine débâcle, le parti a ainsi vu les Verts lui ravir la place de première force de gauche. Pour ne rien arranger, il a aussi essuyé un échec lors de deux votations importantes au cours des derniers mois: les baisses fiscales et la loi sur l’énergie qu’il combattait ont été votées par les Genevois. Mais le mal est encore bien plus profond et plus ancien. Le conseiller national Carlo Sommaruga assène des chiffres alarmants: en douze ans, le PS a perdu 40% de son électorat en termes de suffrages.

Le congrès d’aujourd’hui devrait donner lieu à une vaste remise en question du parti, de son positionnement et de ses choix stratégiques.

A l’heure du débat, Le Temps a donné la parole à cinq jeunes membres du PS, qui livrent leur vision du parti. Fait remarquable, aucun ne désavoue la ligne et le président actuels. Tous veulent un parti moins technocratique, plus en prise avec le terrain, pour reconquérir l’électorat populaire perdu au profit des populistes. Si la ligne doit changer, c’est pour se radicaliser et s’ancrer plus à gauche. A bonne distance des Verts.